J’arrête de râler !


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j'arrête de râler     Le livre de Christine Lewicki : « J’arrête de râler ! Un livre précieux, un livre nécessaire » propose un défi, celui de ne pas râler pendant 21 jours d’affilé ! Serez-vous capable de le relever ?

Elle part de son constat personnel et de la prise de conscience qu’elle a eut un jour : ceux qui râlent m’énervent, je râle à mon tour et ne suis alors que négative et inactive, j’arrête ! Elle a donc ouvert un blog et pris une vidéo chaque jour pendant son challenge. Elle y présente les difficultés rencontrées et les solutions qu’elles trouvent.

Le blog de Christine Lewicki : http://jarretederaler.com/

Le livre « J’arrête de râler !  » va évidemment plus loin et apporte de belles billes, voir des calots, pour prendre conscience, évoluer, rechuter (bah oui, ça fait partie du processus) et enfin changer…

Pourquoi je râle ?

     Une part de moi pense chercher le bonheur en râlant, mais en fait, je me positionne en victime. Personnellement, je ne connais pas de victime heureuse… Et vous ? S’insurger contre les fonctionnaires change-t-il quelque chose à sa lenteur ? Est-ce que médire sur la pluie apporte le beau temps ? Critiquer les activités périscolaires, la banque, le boulanger qui a changé sa farine, le mec pressé qui vous a bousculé sans faire exprès (et qui parfois même a dit pardon), le retard de la ligne 3, la camomille qui n’a plus le même goût qu’avant, l’arbre qui pousse pas droit, les enfants qui ont décidé de faire des cauchemars cette nuit, les tomates qui n’ont pas mûri de  cet été….. ahhhhhhhhhhhhhhhh……. (d’autres exemples ?) change-t-il quelque chose à l’affaire ? Et bien non, je ne fais que produire du négatif en attendant sans agir, que ça change comme par magie !

cementeclipses
Cement eclipses by Isaac Cordal  http://cementeclipses.com/Works/

Parfois même (et j’avoue m’être rendue compte que je le faisais, et je suis pas fière…), j’utilise la râlage pour créer des liens autour du malheur. Lorsque que l’on connaît l’opinion de ceux qui nous entourent et que l’on sait combien il est difficile d’être différent, on s’adonne bien souvent à l’avis général qui se pose en victime impuissante de son bonheur. On retrouve beaucoup cette situation au travail où l’équipe râle sur l’administratif (et inversement). Si l’on est pas d’accord et qu’on a l’audace de dire que non, on ne trouve pas que untel n’a pas fait son boulot, on est exclu du groupe. Un choix difficile au quotidien.

Mais en y réfléchissant, on se rend compte qu’on cultive le côté dangereux de la vie plutôt que son côté généreux. On participe donc à un mal-être général et un cercle vicieux qui ne peut que s’empirer si chacun ne prend pas son sourire en main ! Ne vaut-il pas mieux être pour la paix que contre la guerre ?

La culture actuelle nous pousse clairement à râler et on est submergé. Mais on est chacun acteur de son bonheur et il est bon d’éviter de se concentrer sur les problèmes et plutôt utiliser notre énergie à trouver des solutions.

C’est cette même culture du « toujours plus » qui défavorise le lâcher prise. En effet, nous voulons tout contrôler, ce qui est pure utopie et cause de frustration quotidienne. Il faut accepter les imprévus, savoir que l’on ne sait pas vraiment ce qui est bon pour nous. Vous pouvez aller lire ce petit conte qui illustre bien la conception du Tout ce qui arrive est pour ton bien.

Parfois, je râle en utilisant l’humour. Que ce soit par besoin de briller ou d’exprimer quelque chose que je n’ose pas, la conséquence est souvent une moquerie que la personne visée prend mal. Elle a bien senti que vous ne rigoliez pas vraiment. Il convient de faire la différence entre une bonne blague et la moquerie.

Les outils du changement.

S’exprimer devant la personne concernée, droit dans les yeux et ouvert à la négociation. Incriminer l’autre (notre coupable préféré) en lançant un « il m’énerve » nourrit le côté sombre de la force ! Je vous invite à lire ce petit conte : le conte des deux loups.  beware of the dark side

– Savoir et comprendre que ce qui nous arrive dans la vie a peu d’impact sur notre bonheur. C’est notre manière de réagir et d’accueillir qui nous rend heureux ou non. Des études ont montré que notre prédisposition au bonheur est d’environ 50% génétique et 10% des circonstances. Les 40% restants sont ceux sur quoi on peut agir : pensée, émotions, croyances, comportements… Je n’ai qu’une chose à dire : Go Do ! (au passage, c’est le titre d’un album magnifique de Jonsi, cliquez et écoutez !)

– Pour ne pas sentir le vide laissé par l’absence de râlage, un peu comme lorsqu’on arrête de fumer, il faut remplacer par autre chose. Christine Lewicki propose alors de célébrer plutôt que de râler. Pour ma part, j’ai essayé sans grande certitude de célébrer un moment de la journée en famille, lors du dîner. Contre toute attente, chacun a pris en main ce moment et il est apprécié !

– Apprendre à vivre dans le présent plutôt que de juger le passé ou espérer le futur. Je vous renvois à tous les exercices zen et compagnie… Cela ira sans mal avec le lâcher prise sur nos pensées négatives. Trouvez ici différents articles avec des exercices. Ces exercices devraient également vous aider à jauger la pression. Bien souvent on laisse monter, monter, monter, jusqu’à ce que ça explose. Se poser et prendre les choses avec moins d’émotions vous aidera à mettre de meilleures limites, vous organiser et surtout,  à laisser la « pression » au bar !

Se reprogrammer : nous devenons ce que nous disons et ceci a un impact important sur ceux qui nous entoure. Il est donc intéressant de s’amuser au défi. Pourquoi 21 jours ? Il faut entraîner le muscle bonheur et rendre rachitique le muscle râlage !

S’entourer de messages entraînants : magnet « Le passé n’est plus, le futur n’existe pas, le présent est un cadeau ! » affiche « Vous entrez dans une zone sans râlage », citation au feutre sur la fenêtre « la vie n’est pas un exercice, je suis heureux maintenant »…orange

Noter nos pensées, les dessiner, en parler, courir quand elles sont négatives ou faire de la corde à sauter…

Nourrir notre vocabulaire, s’ouvrir à l’art, alimenter notre curiosité, lire… Différentes études ont montré que les pessimistes et les personnes agressives ont moins de vocabulaire. Pour exprimer leurs pensées et émotions, ils vont donc trouver d’autres moyens plus primaires. C’est un apprentissage que d’élaborer une réflexion plus sophistiquée et non stérile. Mais c’est à la portée de la plupart d’entre nous. C’est juste un chemin moins facile, mais tellement plus intéressant 😉

– En parlant de vocabulaire, nous dramatisons trop facilement.  Nous sur-réagissons, nous utilisons des mots trop forts et cela nous donne constamment l’impression de devoir gravir une montagne. « C’est une catastrophe ! » On crée des drames là où il n’y en a pas, comme si on avait besoin de vivre tout intensément, mais c’est fatigant. Dans ce cas, il est bon de noter nos phrases.  Du coup on peut regarder plus objectivement les mots que l’on colle à nos problèmes du quotidien et les remplacer par des mots « justes ».

– Se permettre d’être imparfait et rabaisser son égo. Un chemin n’est jamais lisse. Même si certaines émissions vous présentent des parcours teintés de perfection, elles dissimulent la réalité. Un enfant n’a jamais appris à marcher sans tomber ! Il vaut mieux viser le plaisir (et je ne parle pas de plaisirs rapides et faciles) que la perfection.

– Pour vous aider à savoir si vous devez ou non exprimer telle ou telle phrase, vous pouvez utiliser les 3 filtres : vérité / bonté / utilité. C’est une petite histoire où Socrate demande à un homme qui veut lui parler, de réfléchir à 3 choses avant. Il lui demande tout d’abord s’il a vérifié la véracité de ses dires. La réponse est non. Ensuite, il veut savoir si ce qu’il va dire apporte quelque chose de bon. Mais l’interlocuteur n’en est pas sûr. Enfin, Socrate interroge l’utilité des propos, mais en effet, ils n’en ont pas. Il finit donc par ceci :  » si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, oublie-le et ne t’en soucie pas plus que moi ! » C’est une bonne base.

Accepter de sortir de sa zone de confort !!!

Comment marche le challenge ?

Street art artist in NYC
De la Vega

      Mettez un bracelet autour du poignet le matin (un bracelet élastique est le mieux, personnellement j’ai utilisé celui à la mode : le rainbow loom). Les premiers jours du défi, chaque fois que vous râlez, changez le bracelet de côté. Faites-le sans vous juger. Ceci vous permettra de vous rendre compte quand vous râlez, pourquoi, combien de fois…

Si vous devez le faire pendant 21 jours, c’est que cette durée est le temps dont votre cerveau a besoin pour ancrer une nouvelle habitude.

Vous passerez par 4 phases :

– Tout d’abord l’euphorie et l’espoir.

– La prise de conscience, c’est le moment où vous acceptez d’être « élève ».

– Quelques jours sans râler, c’est le début de la réussite. C’est aussi souvent là que l’on lâche, avant l’ancrage. Il faut donc tenir.

– La phase du maître, lorsque l’on a passé 21 jours sans râler.

En moyenne, les gens râlent entre 20 et 70 fois par jour, c’est énorme. Combien de fois râlez-vous ?

Ne vous méprenez pas, il faudra entre 2 et 10 mois pour arriver à 21 jours consécutifs sans râler.

Je finirai par une belle phrase de Maya Angelou (prise dans le livre) : « Si vous n’aimez pas quelque chose, changez-le. Si vous ne pouvez pas le changer, changez votre attitude. Ne râlez pas. »

Bon courage aux futurs combattants !

2 commentaires


    1. Mais il y en a aussi tellement pour arrêter !!! Allez Puffin !!! 😀

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