Responsable, oui ! Coupable, non ! Les responsabilités qui incombent à chacun…


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responsable, oui ! coupable, non !

     Phrase-clé de « Responsable, oui ! coupable, non ! » de Yves-Alexandre Thalmann : « Assumer toutes ses responsabilités, mais rien que ses responsabilités, tel est la clé du respect de chacun et de la qualité des relations. »

Dans nos vies, la prise de responsabilité est malmenée, et ce malgré toute son honorabilité. On veut être libre et responsable. On veut que nos enfants deviennent libre et responsable. Et pourtant, ce beau projet connait bien des obstacles dont on ne se rend pas toujours compte. Vous êtes-vous déjà posé la question ? Etes-vous quelqu’un qui prend ses responsabilités ? Ou bien jouez-vous les victimes ?

Je me suis posée la question. J’ai trouvé la réponse tellement surprenante et en fin de compte la question tellement importante que je me devais de partager avec vous « Responsable, oui ! coupable, non !« 

Ce petit livre, l’air de rien et posant les choses simplement, met en avant une des grandes difficultés de notre époque et de notre société. Nous avons tendance à nous positionner en victime, ou au contraire à tout prendre sur notre dos. Mais dans ces deux situations, on ne peut rien faire, on ne peut rien changer. On reste là à râler, en attendant que le mouvement vienne d’ailleurs. Alors êtes-vous prêt à savoir si vous prenez ou non vos responsabilités ? Et pour commencer, de quoi devez-vous vraiment répondre ?

1. De quoi suis-je responsable ?

  • Mes actes que je choisis de réaliser. Même si une entreprise peut prendre en charge des frais occasionnés ou une assurance les conséquences d’un accident, je reste responsable en conscience de mes gestes. La seule exception sont les mineurs ou les personnes justement à responsabilité diminuée.
  • Mes paroles sont de ma responsabilité. Cela concerne ce que je dis, les mots précis, le ton que je prend mais aussi les tournures de phrase. La seule chose qui ne m’incombe pas est l’interprétation que fait la personne en face de moi. Entre les deux, il convient de faire attention à d’éventuels manipulateurs qui se jouent des double-sens et des sous-entendus.
  • Mes pensées sont de mon ressort. Je suis seule à adopter telle ou telle pensée. Surtout je décide de nourrir ou non une idée. Même si j’ai l’impression de ne pas contrôler ce qui me passe par la tête, c’est bien moi qui par exemple, porte plus d’attention sur des informations pessimistes sur le monde plutôt que de le voir avec des yeux positifs.
  • Mes émotions et mes sentiments… Nous avons tendance à croire que l’on subit nos émotions et nos sentiments. Qu’ils apparaissent de nul part pour s’ancrer en nous. Cependant, les résultats aux études scientifiques prouvent le contraire. Les recherches ont montré que l’activité du cerveau se voit en premier dans la zone des pensées avant d’arriver dans celle des émotions. Ceci veut clairement dire que nos émotions découlent de ce que l’on pense. Ainsi, nos sentiments découlent plus de notre discours intérieur que de la situation.

Ainsi mes responsabilités s’appliquent à mes actes, mes paroles, mes pensées, mes émotions et sentiments. On peut facilement en conclure que je suis responsable de mon bien-être ou mon mal-être. Ce n’est pas l’extérieur qui décide de mon état. Bon d’accord, mais attention à ne pas prendre plus que ses responsabilités.

2. Et les autres, de quoi sont-ils responsables ?

     Et bien de toute évidence, ils sont responsables de leurs actes, leurs paroles, leurs pensées, émotions et sentiments ! Ainsi je peux déclencher chez les autres des réactions mais je n’en suis pas la cause. Ils sont maîtres de la manière dont ils réagissent. Si je vous marche sur le pied sans faire exprès et que vous vous mettez en colère, je suis la cause de votre douleur mais pas de votre énervement. D’ailleurs, il est hors de question que je le prenne sur moi. Sinon je vous infantiliserais, pensant que vous êtes incapable de gérer vos émotions.

3. Ensemble, de quoi sommes-nous responsables ?

     Les liens entre les protagonistes sont tout aussi important que les personnes elle-même. Au fur et à mesure du temps, il s’instaure un jeu de comportements qui se répondent. Cette situation qui peut vite devenir vicieuse ne tient pas à un individu ou à un autre mais bien à la mise en présence des deux. C’est pour cela que nous sommes co-responsables à 50% de l’interaction que nous entretenons. On en conclut que chacun de nous a la capacité de modifier la relation à tout moment.

Ainsi dans une société, chacun porte une part de responsabilité quant à son bon fonctionnement. Personne ne peut être tenu pour seul responsable de la qualité d’une relation.

Pour résumer et bien garder en tête nos responsabilités, voici un tableau récapitulatif :

Je suis à 100% responsable de

Ce que je fais

Ce que je dis

Ce que je pense

Ce que je ressens

Nous sommes coresponsables

A 50% de la relation

L’autre est à 100% responsable de

Ce qu’il fait

Ce qu’il dit

Ce qu’il pense

Ce qu’il ressent

Toute cette histoire ne s’arrête pas là. Pourquoi est-ce mieux de prendre ses responsabilités en fin de compte ? Pourquoi ne pas s’asseoir confortablement dans le canapé du prétexte ? Et si je suis bien dans ma position de sauveur de l’humanité ou de persécuteur, pourquoi ne pas y rester ? Il nous faut un coupable !

Je soulèverai ces questions dans le prochain article : Responsable oui ! Coupable non ! De la responsabilité à la culpabilité…

2 commentaires


  1. remise en question de soi-même …. pas facile !! sacré casse-tête !!!!!

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    1. Qui a dit que la facilité était un bon chemin… Bon courage !

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