Responsable, oui ! Coupable, non ! Comment faire ?


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responsable, oui ! coupable, non !

Sur la base du livre : Responsable, oui ! coupable, non ! de Yves-Alexandre Thalmann

Après avoir vu de quoi je suis vraiment responsable : Responsable, oui ! coupable, non ! Les responsabilités qui incombent à chacun…

Après avoir distingué responsabilité et culpabilité : Responsable, oui ! Coupable, non ! De la responsabilité à la culpabilité…

Nous voici dans le dernier chapitre, le plus pratique, le comment faire ?

Et ceci ne peut pas se faire sans prise de conscience. Il convient également d’être convaincu du bien fondé de ce système de prise de responsabilités. C’est à dire que je suis à 100% responsable de ce que je fais, je dis, je pense et ressens. Et que bien sûr, pour celui qui est en face, c’est pareil. Enfin, à nous deux, nous sommes à 50% co-responsable de notre relation.

Il existe plusieurs techniques pour parvenir à inscrire le changement dans son quotidien : les messages-je, l’a priori du doute positif, des demandes claires, la déculpabilisation… A eux seuls, ils constituent une belle boîte à outil pour une bonne prise des responsabilités !

Les Messages-JE

Cet exercice est une piste concrète pour entamer le changement. Cela consiste à bien utiliser le « je » pour exprimer nos émotions. Pas de « on », pas de « nous » ou autre évitement. « Je » suis 100% responsable de ce que je ressens. Ca ne veut pas dire que je maîtrise entièrement mes émotions ou mes réactions, mais au moins j’en prend la responsabilité.

La première phase consiste à accepter que nos émotions (et les perturbations physiques qui vont avec comme le coeur qui s’emballe par exemple) nous habitent et nous bouleversent. Elles sont en effet une jauge indispensable à notre survie. Lorsque nous les refoulons, elle peuvent provoquer mal-être et/ou maladie.

Dans un second temps, il convient des les exprimer. Et tout l’art est d’arriver à le faire sans froisser autrui, c’est à dire en le respectant et sans l’incriminer. Ex : « Je me sens blessé quand tu dis cela », plutôt que « Je me sens blessé quand tu me parles mal », et surtout plutôt que « tu me blesses quand tu me parles mal ».

La troisième étape est donc un changement du discours intérieur, essentiellement pour les émotions répétitives et disproportionnées. Il est évident que si je crois encore en moi que l’autre est responsable, je ne peux pas faire passer le message contraire. Bah oui ! C’est un patient travail d’apprivoisement qui ouvre « une plage de liberté ».

Le cadeau est que très vite, on se rend compte que les autres réagissent différemment et je vous le promet (!), ils s’énervent moins et vous écoutent plus.

Tu es responsable

Je renonce au langage déresponsabilisant

Et pourquoi ? Et bien parce que lorsque « je peux plus », « il faut… », « je suis comme ça, j’y peux rien », « on change pas en vieillissant »… etc, je ne suis plus du tout acteur de ma vie. La conséquence est que je deviens une victime et que je n’ai plus du tout les rennes de ma vie en main. Pour être plus mordante, c’est la meilleure manière de se laisser gentillement assujettir aux autres qui eux, prennent des décisions et agissent.

Luttons donc contre le fatalisme psychologique !

L’a priori du doute positif

Partons des résultats d’études scientifiques qui prouvent que la pensée prime sur l’émotion. Quid : je pense que c’est triste et après je suis triste. Donc si je pense que ce n’est pas triste mais utile pour mon avenir, je suis contente.

Donc… autant penser positif et « lorsque je ne connais pas les raisons des actes d’autrui, je fais le choix de privilégier, à priori, une interprétation positive ».  Ce n’est pas moins probable que d’imaginer des raisons négatives et c’est bien plus agréable.

Le but n’est pas de devenir le roi de la naïveté ou un béni oui-oui, ni d’accepter sans sourciller tout ce qui arrive. Mais je préfère me remplir d’émotions plaisantes que de colère ou de rancœur et je garde ouverte la porte des possibles.

Je laisse les autres responsables de leurs émotions

C’est plus difficile qu’il n’y paraît car nous vivons dans une société qui cherche constamment un coupable. Nous avons donc pris de mauvaises habitudes. De plus, nous avons vite l’impression que l’on se fiche de l’émotion de l’autre. Mais nous pouvons très bien reconnaître l’état affectif de l’autre sans se sentir responsable de sa manière de réagir. A ce moment, il est bon de valider par nos paroles l’émotion perçu : « je vois que tu es en colère », « vous me semblez gêné par ma décision. »…

Ainsi, je ne suis pas responsable de ce que ressent mon interlocuteur. Je le répète, chacun est responsable de ses émotions. Si je me fais larguer, je suis responsable de ma tristesse. Si on me rentre dedans en voiture, je suis responsable de ma colère. Si mon patron impose une nouvelle manière de travailler, je suis responsable de ma râlerie et de ma rigidité au changement. Les choix sont parfois difficiles mais nous avons toujours le choix.

Des demandes claires

 Nous utilisons beaucoup la manipulation, si, si ! Vous aussi ! Manipuler c’est utiliser des moyens détournés pour atteindre notre but. Le plus répandu : « Tu m’énerves ». Le but est d’amener l’autre à changer son attitude ou à réparer sa faute.

Mais être responsable « c’est prendre le parti de formuler des requêtes claires et explicites, sans pression sur nos interlocuteurs. » Et pourquoi j’arrête ? Parce que j’opte pour un respect mutuel et le bien-être de chacun sur la durée…

Conclusion

Notre quotidien ressemble plus à une chasse à qui la faute qu’à une prise juste des responsabilités. La conséquence est un monde de jeux de pouvoir où la méfiance prend racine et porte ses fruits.

Ainsi, prendre chacun ses responsabilités permet de vivre moins anxieux et plus ouvert, ne plus regarder derrière son épaule et pouvoir regarder l’avenir avec confiance. Mais surtout et avant tout, c’est le meilleur moyen de ne pas se perdre dans la culpabilité.

 

 

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